Partage de mon parcours

Partage de mon parcours

Si vous suivez ce blog, vous connaissez certainement la série « Dans la tête d’un freelance ». Je me suis dit qu’il serait peut-être temps de vous parler de mon propre parcours.

Une fille de la génération Y

Je suis Charline, née le 26 avril 1987. Mon entreprise, qui s’appelle comme moi, est, elle, née le 26 avril 2019. Entrepreneuse dans l’âme, c’est à 32 ans que j’ai osé me lancer. Cela n’a pas été simple. Je dois avouer qu’au départ, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire.

Les seules choses que je savais étaient les suivantes :

  • je n’avais plus envie d’être salariée pour plusieurs raisons :

J’en avais marre d’être payée à l’heure car parfois, les heures que je faisais n’étaient pas nécessaires.

De plus, je n’avais pas réussi à trouver un emploi qui me passionnait tout en me permettant d’avoir un bon salaire. Soit le travail était intéressant et mal payé, soit il était ennuyant et à peu près bien payé ;

  • j’avais envie de travailler en mode nomad :

J’aspire à pouvoir être libre géographiquement. Peut-être que demain j’aurais envie de vivre ma vie ailleurs sans avoir à me demander comment je vais faire pour manger à la fin du mois.

Aussi, le travail à la maison me plaît depuis toujours, j’ai passé mon BTS au CNED donc cela fait longtemps que je sais me discipliner pour travailler sérieusement, même depuis mon domicile.

C’est suite à ces 2 constats que l’envie d’entreprendre s’est imposée à moi. Cette ambition s’était déjà fait sentir, mais la facilité avait repris le dessus. Parce que oui, le salariat, ça a quand même de bons côtés. Mais, en 2019, ces bons côtés ne faisaient plus le poids face à cette envie.

idée d'entreprise

Beaucoup d’idées et le besoin d’être accompagnée

Je savais ce que je ne voulais plus et le mode de travail qui me correspondait. Mais c’était quand même un peu vaste tout ça… C’est pour cela que j’ai ressenti le besoin d’être accompagnée. J’ai donc fait appel au service d’une coach, Charlotte APIETTO, la fondatrice de Pose ton Dem, en janvier 2019.

À ses côtés, j’ai fait le point sur mes différentes idées. Ce qui m’attirait était le monde du digital et j’avais deux propositions.

La première était de faire du blogging. Je voulais aider les gens à retrouver l’envie de se lever le matin. Sous les gens j’entendais :

  • ceux qui en avaient marre de travailler et de ne pas arriver à financer leurs projets ;
  • ceux qui aspiraient à entreprendre, mais n’osaient pas pour différentes raisons ;
  • ceux qui avaient des projets, mais ne trouvaient pas le temps de les réaliser.

Au final, je visais toutes les personnes qui ne croyaient plus à leurs rêves et qui avaient l’impression de subir leur vie.

Je me replonge dans mes notes de coaching pour l’écriture de cet article et c’est drôle de voir que ce que je visais il y a 2 ans est toujours d’actualité. Aider les gens à être mieux dans leurs vies, c’est ce que j’ai envie de faire au quotidien.

La deuxième idée était de devenir freelance. Ici, mon désir était d’accompagner les entrepreneurs touristiques à développer leur visibilité sur le net.

Après avoir fait le point sur ces 2 idées, je me suis orientée sur la deuxième. Il semblait plus simple de réussir à vivre de la seconde plutôt que de la première. En effet, Je ne me sentais pas légitime pour proposer des offres d’accompagnement ni des formations en ligne. Et sans cela, il est difficile de vivre du blogging. J’ai donc laissé cette première idée de côté.

e tourisme by charline

La naissance de mon activité

Une fois la décision prise, c’était parti ! Analyse du marché, échanges avec d’autres freelances, prise de contact avec ma cible pour définir ses besoins et attentes, déterminations des offres et formations.

Tout au long de ces étapes, Charlotte m’a aidé à m’organiser au mieux et orienté vers les actions les plus importantes. À cette époque, je travaillais à temps complet, il était donc essentiel que je sois productive. En avril, je déclarais mon autoentreprise et lançais officiellement le site E-tourisme by Charline.

Au départ, j’ai beaucoup travaillé pour des plateformes de rédaction, pour un prix dérisoire. Mais cela m’a permis de m’entraîner à ce nouveau métier et surtout de prendre de l’assurance. Il est difficile d’avoir confiance en soi au début. J’ai moi aussi eu le droit au syndrome de l’imposteur.

Ces débuts n’ont donc pas été très rémunérateurs, mais très enrichissants. Je continuais à me former en parallèle avec les différentes ressources disponibles sur internet, notamment avec OpenclassRoom et à l’aide d’ouvrages sur la rédaction web, le storytelling et le copywritting.

J’alimentais également le blog de mon site en publiant un article par semaine. Cela faisait pas mal de travail mine de rien.

Des clients de tous secteurs

J’ai commencé à avoir mes premiers clients hors plateformes grâce à mes articles. Je ne souhaitais pas prospecter en direct. Je n’avais pas de clients de ma Région et je n’ai pas fait marcher le bouche-à-oreille, car j’avais eu un courrier de mon employeur qui m’avait refroidi (la structure dans laquelle je travaille à la compétence tourisme et je prospectais les acteurs du tourisme).

Le temps que la notoriété de mon site se fasse et que le travail de référencement naturel porte ses fruits, les clients qu’il me ramenait ne me suffisaient pas. Je me suis donc inscrite sur les plateformes freelances. C’est grâce à elles que j’ai pu développer ma clientèle. Elle commençais à s’élargir. J’ai commencé à collaborer avec des clients issus d’autres secteurs d’activité.

En février 2020, je demandais à passer à 50 % sur mon emploi salarié afin d’avoir plus de temps pour mon activité sans prendre trop de risques financiers. Je n’avais pas assez de recul pour quitter mon emploi sereinement.

La suite, on la connaît…

Crise sanitaire

La crise sanitaire m’a tout fait revoir

En mars 2020, M. MACRON annonce le confinement. Me voici donc à la maison, avec 3 enfants à qui je dois faire l’école. Autant vous dire que pendant cette période, je n’ai pas cherché à développer mon activité. Je me suis contentée de travailler avec ma clientèle régulière et c’était bien suffisant (avec 24 h par jour).

Cette période a été assez compliquée pour tout le monde. Pour beaucoup, cela a également était une phase de remise en question. Ce fut mon cas. Je n’avais plus aucune envie de retourner travailler quand ce fut le moment. J’aspirais à mener une vie différente et à être à temps complet sur mon activité.

À mon retour au travail, j’ai donc demandé une rupture conventionnelle. Celle-ci a été refusée. Je suis fonctionnaire, tout est différent par rapport au privé. Si ma rupture avait été accordée, cela aurait dû être à ma structure de financer mes allocations chômage. Je n’avais pas pensé à ça.

Ce fut une grosse déception même si j’avais compris les raisons. Le secteur du tourisme se portait très mal, je n’avais droit à rien si je quittais mon emploi, je n’avais pas le choix que d’y retourner. Faire le contraire n’aurait vraiment pas été raisonnable. Mais le moral n’était franchement pas top…

Je commençais à perdre la foi

Psychologiquement, 2020 n’a pas été simple. En août, je déconnecte et profite de mes vacances pour décompresser un peu. La reprise de septembre fut terrible. Je n’avais plus aucune envie d’assurer mes fonctions et me sentais bloquée.

J’allais presque me décourager quand je suis tombée sur la fin de la masterclass d’Aline de The BBoost. J’arrivais juste au moment où elle présentait la BSB Académie. Et là, je n’ai pas hésité une seconde, je me suis inscrite. C’était totalement ce qu’il me fallait.

Le secteur du tourisme était en arrêt, il était nécessaire que je revoie toutes les bases de mon business. La BSB Académie répondait à toutes mes attentes. Me voici donc partie pour 4 mois de formation intense. J’ai adhéré tout de suite à la dynamique que ce programme offrait. J’ai fait de belles rencontres et cela m’a redonné la motivation. J’étais ravie !

ennui au travail

Je n’y arrivais plus…

En revanche, côté emploi salarié, cela n’allait pas en s’améliorant, bien au contraire. J’ai craqué. Je ne me sentais plus à ma place, chaque journée me mettait face à mon échec : celui de ne pas encore vivre pleinement de mon activité (l’ensemble de mes collègues attendaient mon départ #aucunediscretiondelaRH). Je ne supportais plus d’avoir à expliquer pourquoi je ne partais pas. Et je n’arrivais plus à apprécier ne serait-ce qu’une de mes missions.

Début novembre, mon docteur m’a arrêté. Je ne pouvais plus continuer comme ça. J’étais constamment sur les nerfs, je pleurais bien trop souvent en allant travailler et cela commençait à nuire à ma vie personnelle.

Je me suis donc retrouvée à la maison, à temps complet. J’ai poursuivi ma formation. Je savais exactement où j’allais (je venais tout juste de créer ose le freelance). Mais j’étais continuellement stressée en pensant à mon retour au travail. Je savais que j’en étais incapable et je culpabilisais.

En parallèle, j’ai travaillé sur de beaux projets pour mes clients. En fin d’année, j’avais quasi stabilisé mon CA, j’arrivais presque au but…

Un recul nécessaire et constructif

Mon arrêt de travail se terminait. Mon état d’esprit au sujet de mon emploi n’avait, lui, pas changé. Mon docteur m’a cette fois-ci donné un arrêt plus long, de deux mois. J’ai décidé de partir prendre le temps de me retrouver et de me reposer. Ce fut une décision difficile parce que si près du but, on n’a pas envie de ralentir.

Mais je me suis bien rendu compte que c’était indispensable et d’ailleurs la meilleure chose à faire. Je n’arrivais plus à travailler correctement. J’étais sans cesse fatiguée et dès que j’en avais l’occasion, je dormais toute la journée.

Pendant ce recul, j’ai pu réfléchir. Je n’ai pas vraiment réussi à lâcher complètement, car mon travail me passionne. J’ai donc continué à alimenter ce blog, à animer mes réseaux et à honorer mes commandes. Je ne voulais pas que mon état nuise à mes clients.

En revanche, je n’ai pas cherché à développer ma clientèle. Mais j’ai fait un gros travail d’introspection. Beaucoup de choses vont changer dans ma vie, sur le plan professionnel et personnel.

nouveau départ

Un « nouveau départ »

Me voici aujourd’hui, plus motivée que jamais.

C’est décidé, je ne retournerais plus travailler. Je vais voir comment se termine cette histoire et trouver une solution.

Je suis prête à me replonger dans la BSB avec toutes mes nouvelles idées et à tout déchirer en 2021 !

Je ne manquerai pas de vous partager mon avancée. En espérant que mon témoignage vous aide et que vous n’ayez pas à passer par toutes ces étapes avant de réussir.

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