Dans la tête d’un freelance #3 : rencontre avec Manon

Dans la tête d’un freelance #3 : rencontre avec Manon

Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Manon, une entrepreneuse pleine d’énergie à la tête de l’Imaginarium. Son activité ? Offrir des anniversaires magiques aux enfants ! Super comme mission, vous ne trouvez pas ?

Au sommaire

Manon, une diplômée à la recherche de sens

Des études faites un peu par hasard

Manon ne fait pas partie des personnes qui découvrent tôt leur vocation. En effet, après un baccalauréat, elle ne sait pas trop vers quelle voie s’orienter. Elle opte pour des études dans la communication. Elle réussit parfaitement ce parcours et obtient un niveau bac +4. A la sortie de ses études, elle décroche un stage de 6 mois en tant que chargée de communication.

Cap sur l’Australie !

Une fois son stage terminé, elle décide de prendre son temps pour réfléchir à la suite de son parcours professionnel. Elle en profite pour partir à l’aventure en Australie. Elle y restera une année complète. Durant cette période, elle travaille à droite à gauche. C’est à ce moment-là qu’elle a l’occasion d’exercer en tant que fille au pair, une expérience qui fut très enrichissante.

Un retour en France qui la remet dans le flou

De retour en France, ne sachant toujours pas quelle était sa vocation, elle décide de reprendre ses études dans le management et l’administration d’entreprise. Son bac +5 en poche, elle trouve un CDI en tant que chargée de communication et assistante de direction. Au début, elle est pleine d’entrain, mais très rapidement, elle se lasse. Elle ne s’y retrouve pas. Elle n’a pas l’impression d’utiliser son potentiel et tout ce qu’elle a pu apprendre.

Un manque de liberté qui la pousse à ne pas poursuivre

Manon vit mal le fait de commencer des projets qui finissent avortés sur décision de la direction. Elle n’adhère également pas à certaines règles du salariat. Pourquoi se faire remonter les bretelles pour un rare retard de quelques minutes alors que les heures supplémentaires faites le soir sont, elles, fréquentes ? Pour ces différentes raisons, elle ne décide de rompre son contrat à la fin des 3 mois d’essai.

Des doutes à l’Imaginarium

Le besoin d’exprimer sa créativité

Manon, créative depuis toujours, ressent le besoin d’utiliser pleinement ses capacités. Avec son bagage et l’expérience de vie acquise, le monde de l’enfant s’impose à elle un peu par hasard. A cette époque, Manon travaille avec sa belle-mère, propriétaire d’un théâtre. A ses côtés, elle anime des anniversaires d’enfants au sein de ce lieu culturel. Manon est également  une marraine qui a pris son rôle très à cœur. Elle s’est toujours beaucoup occupée de son filleul, essayant à chaque fois de lui en mettre plein les yeux.

Un passage à l’action concluant

Lorsque Manon se lance en avril 2018, elle propose tout d’abord de réaliser la décoration pour les fêtes d’anniversaires d’enfants. Au fur et à mesure de ses interventions, elle écoute attentivement les parents. C’est ainsi qu’elle discerne de façon plus claire leurs besoins.

Aujourd’hui, Manon a bien compris les attentes de sa clientèle et propose deux formules :

  • La formule happy, qui comprend une animation de 1 h 30 ;
  • La formule magique, qui comprend 2 h d’activités avec une animatrice déguisée et une pinata.

Ses services font le bonheur des enfants de 4 à 12 ans qui gardent un souvenir inoubliable de ces moments de partage. Actuellement, elle travaille sur une offre digitale, sous forme de prints, qui viendra compléter les formules proposées.

Découvrez toutes ces offres sur son site : https://www.limaginarium-anniversaires.fr

choisir le freelance

Quitter un emploi stable pour l’entrepreneuriat, un choix difficile

Chassez le naturel, il revient au galop

Manon ne s’était pas forcément vue à la tête d’une société. Mais le manque de liberté et cette impression oppressante de ne pas pouvoir évoluer et utiliser ses capacités ont été plus forts que le confort d’un emploi stable.

Manon a envie de travailler, mais surtout d’être épanouie dans son métier. Prendre la décision d’entreprendre n’a pas été simple. Une fois le domaine d’activités trouvé, elle a repensé à son voyage en Australie où des fêtes géantes étaient orchestrées pour les anniversaires des enfants. C’est ce qu’elle veut faire ici, en France. Organiser des anniversaires qui mettent des étoiles plein les yeux des enfants.

Un lancement en douceur et de nombreuses peurs

Quand Manon a décidé de se lancer, elle a commencé par faire une petite étude de marché et a pu dessiner ses offres. Elle souhaitait avancer doucement, mais surement. Elle eut très rapidement de nombreuses peurs. Et si je n’y arrivais pas? Et si je ne pouvais pas vivre de ce projet ? La peur de se tromper, de ne pas réussir fait vite son apparition. Au début, elle a également beaucoup de mal à fixer ses prix. Ses services valent-ils vraiment aussi cher ? Ah, le syndrome de l’imposteur… Je crois que peu de freelances y échappent.

Des proches un peu déroutés

À l’annonce de son projet, ses proches ne comprennent pas vraiment pourquoi elle refuse de rester dans son poste en CDI pour se lancer dans ce projet un peu fou. Pourquoi tout quitter pour faire des animations pour enfants ? À leurs yeux cette idée s’assimile surtout à un job étudiant et non à un vrai métier. Manon a dû se motiver toute seule. Le fait de s’être mise en danger, en renonçant à son emploi, l’a aidé à avancer. Elle a toujours trouvé des solutions pour persévérer dans son projet.

difficultés rencontrées par Manon

Les difficultés rencontrées

S’autodiscipliner a longtemps été compliqué

Lorsque nous travaillons en entreprise, les règles sont posées. Quand nous exerçons depuis notre domicile, sans patron derrière nous, il faut apprendre à se fixer nos propres règles afin de trouver notre rythme. Au début, cela a été compliqué pour Manon. Cela lui a pris du temps, mais aujourd’hui, grâce à un gros travail de développement personnel, elle a trouvé la manière de structurer ses journées. C’était indispensable pour être efficace.

La prospection, la bête noire des indépendants

La deuxième difficulté rencontrée par Manon, ce fut la prospection. Bien qu’elle ait déjà eu l’occasion de le faire lors de ses précédentes expériences professionnelles, la prospection était sa hantise. Vendre ses propres services fut très difficile. Syndrome de l’imposteur es-tu encore passé par là ?

Les conseils de Manon

Ce qui a beaucoup aidé Manon, c’est l’oreille attentive de son compagnon et le soutien de ses proches, qui malgré les appréhensions ont toujours été présents. Être entourée et pouvoir être écoutée est important.


Travailler son mindset est aussi indispensable. Pour le faire, Manon a lu énormément de livres et de contenus sur le développement personnel, de façon générale. Elle s’est également formée, notamment avec la BSB Académie. C’est grâce à toutes ces ressources qu’elle a pu se construire un bon mindset.


Avancer par petites étapes, c’est toujours moins impressionnant. Lorsque l’on se lance, nous pouvons être envahis de peurs diverses. C’est un monde totalement inconnu pour nous. Développer un état d’esprit adapté et se renseigner permet de se rassurer. Vous pouvez prévoir plusieurs plans afin de vous garantir une certaine sécurité et ainsi de vous rassurer. Mais le meilleur moyen de vaincre sa peur est l’action. C’est aussi le fait de réussir, de voir que ce que nous proposons plaît qui renforce notre confiance en nous.

La nouvelle vie de manon

Une nouvelle vie pleine de sens

Ce n’est pas facile tous les jours, mais Manon se sent beaucoup plus épanouie. Elle est passionnée par son activité. C’est d’ailleurs un peu le piège. Elle a toujours envie de travailler, il est parfois difficile de trouver le juste milieu entre vie pro et vie perso. Ce qui est sûr, c’est qu’elle n’est jamais triste quand c’est lundi.

Travailler n’est plus une contrainte depuis qu’elle est entrepreneuse. Elle est inspirée et elle adore ce qu’elle fait. C’est un peu comme une histoire d’amour. Son travail a plein de sens et lui correspond. Elle s’améliore sans cesse et c’est aussi ça qui est épanouissant.

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